۞ وَقَالَ نِسْوَةٌ فِى الْمَدِيْنَةِ امْرَاَتُ الْعَزِيْزِ تُرَاوِدُ فَتٰىهَا عَنْ نَّفْسِهٖۚ قَدْ شَغَفَهَا حُبًّاۗ اِنَّا لَنَرٰىهَا فِيْ ضَلٰلٍ مُّبِيْنٍ ( يوسف: ٣٠ )
Wa qaala niswatun filma deenatim ra atul'Azeezi turaawidu fataahaa 'an nafsihee qad shaghafahaa bubbaa; innaa lana raahaa fee dalaalim mubeen (Yūsuf 12:30)
English Sahih:
And women in the city said, "The wife of al-Azeez is seeking to seduce her slave boy; he has impassioned her with love. Indeed, we see her [to be] in clear error." (Yusuf [12] : 30)
Muhammad Hamidullah:
Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d'Al-'Azize essaye de séduire son valet! Il l'a vraiment rendue folle d'amour. Nous la trouvons certes dans un égarement évident. (Yusuf [12] : 30)
1 Mokhtasar French
La nouvelle de la tentative de l’épouse du gouverneur se répandit dans la ville et certaines femmes dirent sur un ton réprobateur: L’épouse du gouverneur se propose à son esclave et l’amour qu’elle lui voue a transpercé son cœur. Nous la considérons dans un égarement manifeste en raison de son attirance et de son amour pour lui, alors qu’il n’est que son esclave.
2 Rashid Maash
3 Islamic Foundation
4 Shahnaz Saidi Benbetka
5 Tafsir Ibn Kathir
L'histoire de Joseph avec la femme de l'intendant fut répandue dans la ville et les gens la trouvèrent un sujet de divertissement.
Les femmes en ville disaient: «La femme du Souverain s'est éprise de son do mestique» et celles des grands fonctionnaires de l'état désavouèrent l'acte de la femme du Souverain - qui est l'intendant ou le ministre du ravitaillement - «Son aberration est manifeste» et elle se trouve dans un égarement total en cherchant à avoir des rapports avec son domes tique.
Entendant leurs propos, la femme décida de se défendre «et elle invita chez elle les femmes de la ville» Elle leur prépara un repas de sorte que chacune d'elles devait se servir d'un couteau.
«Elle leur servit une collation et remit à chacune un couteau».
C'est une ruse de sa part afin de savoir comment elles allaient agir.
Elle cacha Joseph dans un endroit puis, une fois les femmes réunies, «elle ordonna à Joseph de pa raître».
D'autres ont raconté l'histoire de la façon suivante: Lorsque les femmes terminèrent le repas, la femme de l'intendant présenta à cha cun d'elles un cédrat et un couteau pour l'éplucher.
Puis elle ordonna à Joseph de paraître devant elles.
A sa vue elles furent éblouies de sa beauté, et elles se firent des coupures aux doigts.
Sentant la douledur de leurs blessures, elles commencèrent à crier.
Elle leur dit alors: Après le premier regard que vous avez jeté à Joseph vous êtes deve nues tellement éprises de lui que vous vous êtes coupé les doigts.
Que dire alors de moi qui le vois tout le temps ?
«Elles s'exclamèrent: «Ce n'est pas possible, ce n'est pas un homme, c'est un ange sub lime».
Elles déclarèrent franchement: Après ce que nous avons vu, nous ne te reprocherons rien, tu avais raison.
«Voila l'homme, leur dit-elle, qui m'a valu vos reproches» N'avais-je pas raison d'être éprise de lui et même de me donner à lui ?
Mais elle n'a pas manqué de faire son éloge quant à sa pudeur et sa chasteté malgré sa beauté.
Et elle continua à leur dire carrément, ayant toujours l'intention d'avoir de rapports avec lui: «S'il s'obstine à me résister, je le ferai jeter en prison et il retombera dans les bas-fonds de la société».
A ce moment Joseph implora le Seigneur de le protéger contre leurs ruses et leurs vengeances.
«Seigneur, dit Joseph, je préfère la pri son aux turpitudes dans lesquelles on veut m'entrainer» Je préfère donc la prison au péché qu'elles m'incitent à commettre.
«Si Tu ne me délivres pas de leur tentation, je succomberai dans l'ignorance» si tu me confies, Seigneur, à moi-même, je serai incapable de résister.
Je ne possède ni mal ni bien que grâce à Ta puissance et à Ta force.
C'est de Toi que je demande aide et ne me confie pas à moi-même.
Préférer la prison à la débauche était en vérité un acte de subli mité de la part de Joseph alors qu'il était beau, jeune et un homme parfait dont la femme d'un des puissants de l'Egypte le conviait à l'adultère.
N'oublions pas aussi que cette femme était encore belle, ri che et puissante.
A cet égard, il est cité dans les deux Sahihs que l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit: «Il y a sept personnes que Dieu les protégera de Son ombre le jour où il n'y aura d'autre ombre que La sienne» Parmi ces personnes figure un homme qu'une femme qui jouit d 'une grande fortune et d 'une beauté remarquable l'a convié à forniquer avec elle et qui refuse en disant: «Je crains Dieu» (Rapporté par Boukhari et Mouslim ) ilf.