وَلَىِٕنْ اَذَقْنَا الْاِنْسَانَ مِنَّا رَحْمَةً ثُمَّ نَزَعْنٰهَا مِنْهُۚ اِنَّهٗ لَيَـُٔوْسٌ كَفُوْرٌ ( هود: ٩ )
Wa la'in azaqnal insaana minnaa rahmatan summa naza'naahaa minhu, innahoo laya'oosun kafoor (Hūd 11:9)
English Sahih:
And if We give man a taste of mercy from Us and then We withdraw it from him, indeed, he is despairing and ungrateful. (Hud [11] : 9)
Muhammad Hamidullah:
Et si Nous faisons goûter à l'homme une grâce de Notre part, et qu'ensuite Nous la lui arrachons, le voilà désespéré et ingrat. (Hud [11] : 9)
1 Mokhtasar French
Si Nous accordions à l’être humain un de Nos bienfaits comme la santé ou la richesse puis que Nous le lui retirions, il désespèrerait de la miséricorde d’Allah et renierait avec vigueur Ses dons.
2 Rashid Maash
3 Islamic Foundation
4 Shahnaz Saidi Benbetka
5 Tafsir Ibn Kathir
L'homme de par sa nature possède des caractères répugnants, à l'exception de ceux qui jouissent de la miséricorde de Dieu.
Une fois infligé par un malheur quelconque après une période d'aisance, le voilà désespéré et pessimiste ne voyant devant lui qu'un future sombre et, d'autre part, il manifeste son ingratitude c'est comme il n'a jamais connu une période prospère et aisée.
Ainsi est son cas quand il goûte un bienfait divin après que le malheur l'a touché, il s 'écrie: «Les mal heurs se sont éloignés de moi» convaincu qu'il n'en sera plus infligé.
Alors il se montre joyeux et fier: joyeux à cause de ce qu'il dispose comme bienfaits, et fier en s'enorgueillissant sur les autres.
Mais il en est des hommes qui sont à l'inverse de la catégorie pré cédente.
Ils sont «ceux qui sont constants» en endurant les malheurs sans se plaindre «et pratiquent les bonnes œuvres» en état d'aisance et de bonne santé.
«Ceux-là sont pardonnés» à cause de leurs malheurs qu'ils ont supporté «et recevront une l^ elle récompense» pour prix de leurs bonnes actions qu'ils ont accomplies pendant la période d'aisance.
Il est cité dans un hadith que l'Envoyé de Dieu - qu'Allah le bé nisse et le salue - a dit: «Par celui qui tient mon âme dans Sa main, tout mal qui atteint le croyant, s 'agit-il d'une lassitude, maladie, détresse ou an goisse, même une piqûre d 'épine, lui vaut de la part de Dieu une rémission de ses péchés» (Rapporté par Boukhari et Mouslim)(1>.
Et dans les deux Sahihs on trouve également ce hadith: «Par celui qui tient mon âme dans Sa main, Dieu ne décrète une chose pour le croyant sans qu'elle ne soit un bien pour lui.
En effet lorsqu'un bonheur l'atteint, il est reconnaissant et ceci est un bien pour lui, et lorsqu'un mal heur le frappe, il se montre constant, et cela est encore un bien pour lui.
Nul autre que le croyant ne lui adviendra une chose pareille» (Rapporté par Boukhari et Mouslim)f2).